Septembre devrait être un nouveau départ. Pour trop d’enfants, c’est pourtant le moment où les inégalités deviennent visibles : un cartable incomplet, une sortie scolaire impossible, une facture qui attend. À l’heure où les CPAS viennent de célébrer leurs 50 ans, cette rentrée rappelle que leur mission fondatrice — garantir à chacun une vie conforme à la dignité humaine — reste plus essentielle que jamais.
Aujourd’hui encore, la pauvreté infantile demeure un défi majeur en Belgique : 20,2 % des enfants de moins de 18 ans vivent dans un ménage à risque de pauvreté. Derrière ce chiffre, il y a des parents qui comptent chaque euro et des enfants dont le parcours scolaire est fragilisé dès la rentrée.
Septembre concentre des dépenses importantes : fournitures, vêtements, transports, repas, activités. Pour de nombreuses familles, ces coûts représentent un obstacle supplémentaire et chaque renoncement peut peser sur la confiance et la réussite d’un enfant.
Aux côtés des CPAS, nos bénévoles soutiennent chaque jour les familles les plus fragiles. Cet été encore, ils ont apporté une aide matérielle, mais aussi des moments de loisirs et de répit. À l’approche de la rentrée, leur présence permet souvent de préserver l’essentiel : la dignité, la confiance et la possibilité pour chaque enfant de prendre pleinement sa place à l’école.
Mais la solidarité ne peut répondre seule à des besoins toujours croissants. En cette rentrée, investir dans l’éducation, c’est empêcher que la pauvreté ne ferme des portes. C’est offrir à chaque enfant les mêmes chances de construire son avenir. Cinquante ans après la création des CPAS, cette ambition reste plus urgente que jamais. Agissons maintenant. Merci pour eux.
Frederick De Gryse